Par Marc Breviglieri, Hind Ftouhi, Imen A. Landoulsi, Mohamed Mouskite et Noha G. Said
Le geste naturel et heureux d’appropriation de l’espace bâti figure sans doute parmi ce qui doit être retenu en faveur de l’architecte. Mais comment appréhender ce geste d’appropriation ? Comment donc, en complément du récit de l’architecture, s’appréhende un premier contact, puis se trace le chemin des habitudes qui finit par fonder un ancrage sensible au lieu ?
Conserver son âme à la cité de Tiznit est une véritable gageure. Classée comme cité jardin saharienne à la période coloniale, aujourd’hui, elle subit une pression démographique galopante. Il s’agit donc de réinvestir quelques lieux emblématiques pour y insuffler une vie nouvelle porteuse d’avenir (extraits du blog de Salima Naji http://www.salimanaji.org ).
L’actuelle mise en valeur du site de Ain Aqdim traduit une volonté récente de rendre lisible l’histoire de la médina. Son noyau originel fait ainsi l’objet d’une réhabilitation s’accompagnant de plusieurs projets culturels qui gravitent autour de cette fameuse source. Chaque choix, chaque matériau, chaque forme choisie, volumétrie ou dispositif, ont été motivés par une volonté de vérité, d’honnêteté vis-à-vis du site ou de lisibilité de son histoire.
Les enjeux de la restauration de la source Aïn Aqdim (Aïn Zerka) sont intimement liés à la question de la réappropriation d’un espace public urbain par son usage. Il est question d’un niveau d’appréhension qui inscrit l’acte architectural au cœur de plusieurs énigmes sociologiques fondamentales : comment constituer la suture affective qui tiendra lié l’habitant à ce lieu, comment à la fois rénover des usages anciens et en établir de nouveaux, comme réintroduire des lignes de sens partant de la présence de l’eau et de sa valorisation hydraulique ? Continuer la lecture de Herméneutique urbaine→
LA SOURCE BLEUE ET L’URBANISATION DES OASIS DE MEDITERRANEE